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Au moins onze morts au Kenya

Onze morts au Kenya, l'opposition dénonce la réélection de Kenyatta

Des violences postélectorales ont fait au moins onze morts au Kenya après la proclamation de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. Elle a été confirmée samedi matin par un groupe d'observateurs indépendants.

(ats) Des manifestations se sont formées dans la ville de Kisumu, fief de l'opposition dans l'ouest du pays, ainsi que dans certains quartiers défavorisés de la capitale Nairobi, précisent des responsables kényans et des témoins.

Les corps de neuf jeunes gens, tués par balles au cours de la nuit dans le quartier de Mathare, bastion de l'opposant Raila Odinga, ont été transférés à la morgue de Nairobi, a indiqué un responsable des services de sécurité. Ces morts sont intervenues lors d'opérations de la police contre des actes de pillage, a-t-il ajouté.

Selon un témoin, une jeune fille a été tuée par une balle perdue à Mathare lors de tirs sporadiques des forces de police qui intervenaient contre des manifestants. "La fille a été touchée par une balle perdue alors qu'elle était à son balcon et que la police tirait des coups de feu sporadiques", a dit ce témoin.

Selon une source gouvernementale, les violences ont fait un autre mort, un homme tué dans le district de Kisumu, foyer des graves violences post-électorales de 2007 qui avaient fait 1200 morts et 600'000 déplacés.

A l'hôpital central de Kisumu, quatre personnes touchées par balles ont été admises dans la nuit de vendredi à samedi et six autres ont été battues par des policiers. Samedi matin, de nouveaux coups de feu ont été entendus à proximité de l'hôpital.

Un journaliste a constaté que les forces de sécurité faisaient de balles réelles de gaz lacrymogènes dans cette localité. A Nairobi, la télévision kényane a filmé l'intervention d'unités de police, aidées par des canons à eau, dans les rues de Kibera, un autre bidonville favorable à Odinga.

Les incidents ont éclaté dès la proclamation de la réélection de Kenyatta, tard vendredi soir, par la commission électorale. Le président sortant a été crédité de 54,27% des suffrages exprimés mardi, contre 44,74% au chef de file de l'opposition.

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