
Des petits véhicules fabriqués sous licence par sa société Catecar, détentrice pour la Suisse, des droits de production et de commercialisation de ces engins conçus par l’ingénieur français Guy Nègre, patron de la maison franco-luxembourgeoise MDI.
Mais en février dernier, Henri-Philippe Sambuc, président et administrateur de Catecar, annonçait que son projet était bloqué et que le premier véhicule ne sortirait pas d’usine ce printemps comme prévu.
Un différend financier oppose en effet Catecar à la société franco-luxembourgeoise MDI, qui réclame le versement supplémentaire d’une forte somme avant de lui transférer sa technologie. Une exigence qui, selon Henri-Philippe Sambuc, ne correspond pas au contrat, raison pour laquelle Catecar a, au début de cette année, mis en demeure MDI de lui livrer sa technologie par voie de huissier. En vain pour le moment.
Mensonge éhonté Sur le site internet de Catecar, Henri-Philippe Sambuc qualifie de «mensonge éhonté» les propos des responsables de MDI qui prétendent que la raison de ce couac serait due au manque de financement de Catecar. S’interrogeant sur l’honnêteté des actionnaires majoritaires de MDI (la famille de Guy Nègre et Paul Durand), Henri-Philippe Sambuc assure que «Catecar n’est débiteur d’aucun montant envers MDI aussi longtemps que la technologie n’est pas établie, ce qui n’est pas le cas à ce jour».
Il rappelle par ailleurs que ces accusations sont à mettre en parallèle avec les déboires qu’ont connu plusieurs autres investisseurs qui, dans le passé, ont placé des fonds avec MDI «et qui attendent toujours la technologie promise».
Si la situation reste bloquée entre Catecar et MDI, Henri-Philippe Sambuc assure pourtant que sa société n’abandonne pas l’idée de créer des véhicules légers, urbains, bon marché et non polluants et espère bien rebondir ces prochains mois. Il souligne en effet qu’il existe un grand intérêt pour ce genre de véhicules, et que cet intérêt a été confirmé lors de la présentation du projet l’automne dernier.
Les ponts sont-ils définitivement rompus avec MDI? Henri-Philippe Sambuc indique que si la société de Guy Nègre devait revenir en arrière et honorer son contrat, Catecar pourrait poursuivre l’aventure. Sinon, elle se réserve le droit de faire valoir ses droits en exigeant des dommages-intérêts.
Si la technologie de l’air comprimé est une solution intéressante pour ce type de petits véhicules urbains écologiques, Henri-Philippe Sambuc indique que d’autres types de motorisation sont aussi envisageables. Il assure travailler d’arrache-pied pour être en mesure de poursuivre son projet, que ce soit avec ou sans MDI.
Pour l’heure, Catecar doit rencontrer les responsables de Swissmetal concernant la location de l’usine 2, donc le contrat de location devait démarrer au 1er mai.
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