Selon des extraits publiés dans les journaux autrichiens, elle décrit la «prison psychique» dans laquelle son bourreau l'avait enfermée, victime de coups et d'humiliations: «Il l'a fait plusieurs fois: me jeter nue à la porte de la maison, en me disant: Enfuis- toi. Voyons jusqu'où tu peux aller.»
«Amour dérangé»
Natascha Kampusch, aujourd'hui âgée de 22 ans, parle de «l'amour dérangé de Priklopil», qui malgré les abus sexuels recherchait autre chose: «L'homme, qui me battait, m'enfermait dans sa cave et me laissait mourir de faim, voulait être cajolé».
«Il voulait avoir quelqu'un pour qui il serait la personne la plus importante au monde. Il semble n'avoir trouvé aucun autre moyen que d'enlever une timide enfant de dix ans», relate-t-elle.
Réduite à l'état d'esclave, les cheveux parfois rasés pour qu'on ne la reconnaisse pas lors des rares sorties de la cave, Natascha est renommée à onze ans «Bibiana» par son bourreau. «Dans la cave, j'étais Bibiana. Elle était plus patiente», a expliqué la jeune femme dans une interview au quotidien «Kurier».
Paranoïaque, anorexique, mysogine
Poussée selon ses propres dires par le besoin de «se débarrasser» de son histoire, la jeune femme dresse en négatif le portrait de son ravisseur, un paranoïaque, voulant tout contrôler, anorexique et misogyne.
Natascha Kampusch a co-écrit ce livre, tiré à 50'000 exemplaires, avec deux femmes journalistes. Elle a prévu d'en lire des extraits au public mercredi soir dans une librairie à Vienne. /ats
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