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Apprendre le français au MEG de Genève

Une application pour améliorer son français au MEG à Genève

Les personnes qui apprennent le français peuvent l'améliorer au Musée d'ethnographie de Genève (MEG). Une application interactive leur permet de visiter l'exposition permanente de manière ludique tout en enrichissant leur vocabulaire.

(ats) Intitulé "Parlez-vous MEG?", le projet a été initié par le MEG en collaboration avec le bureau de l'intégration des étrangers (BIE), a indiqué mardi devant les médias son directeur, Boris Wastiau. Il a été développé avec des enseignants et des étudiants de l'Université ouvrière de Genève et de l'Oeuvre suisse d'entraide ouvrière ainsi que par une étudiante de la Haute école d'art et de design Genève.

Pour Sami Kanaan, maire de la Ville de Genève, ce "projet exemplaire" facilite l'inclusion et ouvre le MEG. "C'est un exemple que je tiens à voir se développer dans nos institutions", a-t-il souligné. Le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, en charge du Département de la cohésion sociale, a, lui aussi, salué cette ouverture des lieux culturels grâce à une approche ludique.

Concrètement, l'application du MEG s'adresse aux allophones qui suivent des cours de français de niveaux A2 à B1. Selon le délégué au BIE Nicolas Roguet, 3000 à 5000 personnes sont visées par an. Une formation est prévue pour les professeurs de français afin qu'ils puissent guider leur groupe dans la découverte du MEG, même si la tablette rend le visiteur plus ou moins autonome.

La visite commence par un défi avec des cartes, afin de comprendre l'organisation de l'espace d'exposition de la collection permanente qui compte mille objets. L'application propose ensuite d'explorer trois thématiques: transmettre, vivre dans son environnement et célébrer. Un personnage va donner une série d'indices pour trouver un objet dans les vitrines.

L'utilisateur écoute ensuite un texte audio explicatif, puis une série de questions permet d'approfondir le sujet. Les formateurs disposeront d'un guide avec notamment du lexique et les textes audio pour poursuivre la visite lors des cours. Selon Sami Kanaan, ce projet intéresse ailleurs en Suisse.

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