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Si elle est un cygne blanc parfait, la timide et perfectionniste Nina a en revanche du mal à incarner la sensualité et la face obscure du cygne noir exigées par son directeur de ballet, Thomas (Vincent Cassel), qui la pousse dans ses retranchements.
Amour et peur
A cette pression s'ajoutent une mère possessive et une sexualité en jachère, un cocktail explosif qui fragilisent la frêle Nina. Alcool, drogue et sexe (en solitaire ou en groupe, mais toujours en sous-vêtements) l'aident toutefois à s'échapper de sa chambre aux murs roses remplie de peluches.
«Black Swan» est «une histoire sur l'amour et la peur, sur la confiance et la trahison. C'est l'histoire d'une fille piégée, pourchassée et désirée qui veut échapper à ce qui la tourmente mais aussi à ce qu'elle est vraiment», explique son réalisateur, Darren Aronofsky, qui avait remporté le Lion d'Or en 2008 avec «The Wrestler», avec Mickey Rourke.
Les deux films «sont liés l'un à l'autre», a souligné le cinéaste devant la presse. Le ballet et la lutte «requièrent tous deux des acteurs qui utilisent leur corps de façon intense et physique».
Message vidéo de Panahi
Cette journée d'ouverture a aussi été marquée par l'absence de Jafar Panahi, attendu pour la première mondiale du court-métrage «L'accordéon», mais auquel Téhéran n'a pas rendu son passeport. La projection de son film devait être suivie d'un message vidéo du cinéaste de 50 ans, Lion d'or en 2000 pour «Le cercle».
Panahi avait été arrêté en mars, accusé par le ministère iranien de la culture d'avoir «préparé un film contre le régime» portant sur les manifestations ayant suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Libéré fin mai, Panahi, dont le passeport a été révoqué il y a neuf mois, attend son procès qui doit débuter fin septembre. /ats
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