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Musique

Rap jurassien et urbanisme horloger

Sim’s présente son nouveau clip

Sim's.Photo ©: Stéphanie Ribeaud -LDD

Lucien Christen

Le rappeur jurassien Sim’s lançait, mardi, son dernier clip vidéo, «De l’ordre» (réd: issu de l’album «Il reste la chaleur», sorti l’année dernière), tourné entièrement à La Chaux-de-Fonds par le réalisateur Alain Margot. C’est après avoir remporté le concours de clips mis en place par la Fondation romande pour la chanson et les musiques actuelles (FCMA) et la Ville de La Chaux-de-Fonds, justement, que le musicien originaire de Porrentruy avait pour mission de présenter le patrimoine urbanistique chaux-de-fonnier au travers d’une vidéo financée par la Ville. «J’avais peur de devoir faire une vidéo promotionnelle, ce qui n’est vraiment pas mon rôle en tant qu’artiste. Mais Alain m’a vite rassuré et je suis très satisfait du résultat. Bien que l’histoire que raconte le clip puisse se dérouler n’importe où, dans le sens qu’elle n’est pas propre à La Chaux-de-Fonds, elle nous plonge véritablement dans cette ville à l’architecture particulière», explique Sim’s, alias Simon Seiler.

Des vues aériennes

Et c’est vrai qu’on la reconnaît, La Chaux-de-Fonds. Facilement dans un premier temps, puisque le clip de 4 minutes 39 secondes débute avec des vues aériennes du plan en damier, réalisées avec un drone, ce qui permet au spectateur de se faufiler entre les immeubles de la Métropole horlogère de manière inédite. «Nous voulions utiliser un hélicoptère, mais comme on se rapprochait dangereusement de certains immeubles, on a opté pour le drone», plaisante Alain Margot, qui, en plus de ses talents de réalisateur, a le mérite de bien connaître sa ville. D’ailleurs, pas de vue de la gare aux marchandises, cette fois-ci? «Elle a beaucoup changé ces derniers temps. C’est un lieu vide, pour ainsi dire.» Mais, pas de panique, on retrouve un autre endroit fétiche du réalisateur, à savoir son antre qu’est le «train fantôme». «On peut également découvrir l’intérieur d’un appartement art déco et une cage d’escalier emblématique du style sapin», détaille le réalisateur, qui a lui-même choisi les lieux du tournage.
C’est dans la tanière d’Alain Margot que les autorités ont choisi de dévoiler la vidéo à la presse, hier matin. Une maison dont chaque centimètre est tapissé de poupées macabres ou de photos du réalisateur-photographe, représentant, pour la plupart, un autre style de poupée. «Dès qu’Alain a su qu’il y aurait des filles dans le clip, on s’est bien entendu», envoie Sim’s, non sans lancer un regard complice à son réalisateur, qui répond: «Ce qui m’a tout de suite mis en confiance, c’est que Sim’s est un Jurassien, ça a pas mal facilité le premier contact.» Quant au clip à proprement parler, il raconte l’histoire de trois personnages qui remettent de l’ordre dans leur vie. Celle d’un couple, dont la femme, interprétée par la jeune mannequin jurassienne Melissa Montavon, quitte son compagnon, joué par le Chaux-de-Fonnier Alexandre Hoesli. Outre de jeunes danseuses, on y retrouve également la Neuchâteloise candidate à Miss Suisse 2014, Donika Krasniqi, qui incarne une employée dans le marketing horloger. «
Et Sim’s, il en retient quoi de La Chaux-de-Fonds? «Les bistrots, il y en a plein! Et le tissu culturel un peu barré, décalé et libertaire, propre à cette ville!»

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