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Phil Collins a ouvert les feux du 44e Montreux Jazz Festival

Phil Collins a ouvert jeudi soir les feux du 44e Montreux Jazz Festival (MJF), un jour avant le début officiel lors d'un concert en exclusivité européenne. Il a invité le public à un voyage dans les années 60 avec son nouveau projet musical «Up Close & Personal».

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(ats) Devant un parterre de 3500 fans, parmi lesquels son ex-femme Oriane et l'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin, Phil Collins a enchaîné les classiques du célèbre label Motown, qui avait permis l'éclosion d'artistes tels que les Temptations ou encore Stevie Wonder. Il était accompagné d'un orchestre de 18 musiciens, comptant entre autres une section de cuivres et cinq souffleurs.

Tout en sobriété
Six choristes, parmi lesquelles trois femmes vêtues de paillettes ont fait revivre l'atmosphère de l'époque. Sobrement vêtu d'un costume noir, chemise blanche et cravate claire, le Britannique vivant à Féchy (VD) a demandé aux spectateurs s'ils se demandaient ce qu'ils faisaient dans cette salle, au vu des titres interprétés.

«Il y a deux ans, j'ai rêvé de faire un album de reprise de la musique de mon adolescence, des chansons rétro qui soient la bande sonore de ma vie. Le disque est fini et sort en septembre», a-t-il expliqué sous les applaudissements du public.

Le chanteur, batteur et compositeur s'est réjoui de pouvoir présenter sur la scène montreusienne des musiciens de l'époque: les légendaires Funk Brothers de la Motown, le bassiste Bob Babbitt et les guitaristes Eddie Willis et Ray Monette.

Du sud de Chicago
«My Girl», Dancing in the street», «Papa was a rolling stone» ou encore «Uptight» ont conquis la salle. La chanson phare du nouvel album, «Going back (to my youth)», pleine de nostalgie, a été aussi un des moments forts du concert. Ce pari de ne jouer que des reprises a tout de même déçu quelques spectateurs qui s'attendaient à entendre des hits de l'ex-Genesis.

«Phil Collins vient de présenter son projet trois fois au public de New York et deux fois Philadelphie. Maintenant il l'a joué à Montreux et c'est fini», a déclaré Claude Nobs à la fin du concert. «C'est magnifique d'avoir eu le courage de ne donner que quelques concerts, a-t-il souligné».

Egalement présent, Quincy Jones a témoigné de son «immense respect pour un fantastique musicien. Il ne vient pas d'Angleterre, mais du sud de Chicago», s'est-il exclamé.

Marathon de concerts
Après ce concert, le Montreux Jazz Festival proprement dit est prêt à démarrer vendredi. Légendes du jazz, stars et artistes émergents se succéderont sur scène jusqu'au 17 juillet lors de quelque 300 concerts, dont deux tiers gratuits.

Parmi les points forts de cette 44e édition, un hommage à Miriam Makeba avec Angélique Kidjo le 9 juillet, ou encore le 12 juillet le swing du Big Band de l'armée suisse et de Pepe Lienhard accompagnés de Petula Clark, Kirsty et Seven. Côté chanson française, le MJF accueillera Charlotte Gainsbourg le 4 juillet et Vanessa Paradis le 10 juillet.

Sur l'affiche jazz, Herbie Hancock revisitera les plus grands succès de John Lennon le 16 juillet. Quincy Jones présentera son «Global Gumbo All Stars», un groupe constitué de jeunes artistes qu'il a découverts à Montreux.

Plus de 60% des concerts sont présentés en exclusivité suisse. Comme les années précédentes, les festivaliers pourront se régaler jusqu'au petit matin de concerts gratuits qui représentent deux tiers de l'offre du MJF.
Mots clés: Musique

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