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Hockey sur glace

Un premier tour de piste pour tester les organismes

Une douzaine de joueurs du HC Bienne ont griffé une première fois la glace mercredi à la Tissot Arena, dont l’international Damien Riat. Le nouveau venu s’est blessé durant sa préparation.

Samuel Kreis et une poignée de joueurs du HC Bienne se sont rafraîchis mercredi sur la glace de la Tissot Arena. (Raphael Schäfer)

Laurent Kleisl

Trente degrés à l’extérieur, mercredi sur le coup de 16h. A l’abri de la Tissot Arena, une poignée de joueurs du HC Bienne jouissent des bienfaits rafraîchissants de la glace pour une première séance inofficielle. La reprise, la vraie, est programmée lundi matin à 10h.

Salement amoché à une jambe ce printemps avec Lugano, l’attaquant Damien Brunner, le transfert vedette des Seelandais, patine avec une aisance rassurante. Autre éclopé en rémission, Kevin Fey abdique en milieu de séance. «Trente minutes, c’est déjà bien», souffle le défenseur, opéré à une cheville début mars. «Je voulais la tester pour voir comment réagi la cicatrice avec un patin. J’espère que mon pied ne va pas doubler de volume ces prochains jours!»

Son été, passé en partie en réhabilitation à Macolin, a été marqué par l’arrivée de son deuxième fils. «Louis est né le 27 juillet, le soir de la fameuse éclipse de Lune», sourit Fey. A la bande, il croise Damien Riat. L’un sort de la glace, l’autre y pose le patin sans trop d’assurance. «Je me suis fait une grosse entorse en salle de force», soupire le transfuge de Genève-Servette. «Je vais un peu patiner pour voir comment ça va. Je suis déjà content d’être là, d’aller sur la glace... Lundi, je m’entraînerai sans doute en marge de l’équipe. Pour moi, c’est jour après jour.» Comme pour Marco Maurer. Le colosse de la défense souffre d’une blessure musculaire à une cuisse. «Avec Marco, on va y aller en douceur pour qu’il se remette parfaitement», indique Anders Olsson, assistant d’Antti Törmänen.

La présence de Riat dans l’équipe de Suisse médaillée d’argent aux derniers Mondiaux, fin mai au Danemark, avait déjà décalé de quelques semaines son retour à la sueur Mais le jeu en valait la chandelle. «J’ai quand même disputé six matches sur dix», lance le Genevois, peu utilisé par le sélectionneur Patrick Fischer. «Vivre ce genre d’expérience à 21 ans, c’est incroyable!»

Générosité appréciée
Sa blessure à une cheville a achevé de perturber les actes préparatoires au lancement de son contrat de deux ans au HC Bienne. La mort dans l’âme, Riat a été contraint de faire l’impasse sur le traditionnel camp d’entraînement estival organisé chaque année à Champéry par Fred Holdener, son agent. Un camp auquel quatre juniors seelandais ont été conviés à titre gracieux. «Oui, Damien a tout payé», confirme Martin Steinegger, le directeur sportif. «Son contrat est assez complexe, avec des clauses pour l’Amérique du Nord et un entraînement estival individuel. En contrepartie, nous lui avons demandé de faire un geste pour nos jeunes.»

En juillet, pendant une semaine, Lian Bichsel (14 ans), David Moser (14 ans), Maxime Orlov (15 ans) et Maxim Oppitz (17 ans), fils de l’ancien entraîneur du HC Moutier, ont bénéficié de l’enseignement de, notamment, Igor Fedulov et Patrice Brasey. «Ces quatre joueurs ont été choisis parce qu’ils le méritent», souligne Steinegger. «Ils ont été désignés avec notre responsable du mouvement juniors, Fabian Hänni, et leurs entraîneurs.»

A environ 800 fr. par tête de pipe, Riat lance sa collaboration avec le HC Bienne sur un beau geste. «J’ai pu bénéficier de soutien pour démarrer. Je voulais faire profiter des jeunes de la même aide. Je connais leur situation car je suis passé par là.» Un vice-champion du monde qui n’oublie d’où il vient.

 

De bonnes discussions avec Jonas Hiller

Un séisme de forte magnitude, déjà, secoue le microcosme de la National League. Le transfert futur de Leonardo Genoni, qui s’est engagé pour cinq saisons au EV Zoug à partir de l’été 2019, a provoqué un mini-tsunami dans la capitale fédérale. Le CP Berne, club prochainement dépossédé, s’est dès à présent mis en quête d’un successeur à son portier vedette. Et dans une année, Jonas Hiller arrivera au terme de son contrat de trois ans au HC Bienne. Inquiétant? «Je ne pense pas que cette nouvelle donne va changer quelque chose pour nous», coupe Martin Steinegger. L’assurance du directeur sportif seelandais tient dans les tractations menées avec le gardien appenzellois de 36 ans en vue d’une prolongation de son bail à la Tissot Arena. «C’est en bonne voie, nous avons eu de bonnes discussions. Nous sommes arrivés au stade des détails», indique-t-il.

Le HC Bienne offre à Hiller de prolonger d’une année, soit jusqu’en 2020, avec des appointements revus à la baisse. C’est que son statut de joueur de NHL avait permis à l’ex-international de s’assurer une rémunération juteuse, estimée à pas loin de 700 000 fr. par saison, depuis son arrivée des Calgary Flames en mai 2016. Si la part fixe du salaire d’Hiller restera une des plus dodues du club seelandais, un important complément variable lié aux performances lui a été proposé. Cette structure singulière de revenus pose le problème de la couverture des assurances en cas de blessure. Un détail, soit, mais d’importance.

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