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Donald Trump menace les Palestiniens

Donald Trump menace de couper l'aide financière aux Palestiniens

Donald Trump a menacé mardi sur Twitter de couper l'aide financière des Etats-Unis aux Palestiniens qui s'élève jusqu'à présent à plus de 300 millions de dollars. Selon lui, ceux-ci "ne veulent même pas négocier un traité de paix attendu depuis longtemps avec Israël".

(ats) Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé le mois dernier que les Palestiniens n'accepteraient plus aucun plan de paix américain après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem en tant que capitale d'Israël.

En agissant de la sorte, en violation des résolutions des Nations unies, le président américain a fait perdre à son pays son statut de "médiateur honnête dans le processus de paix", a justifié Mahmoud Abbas lors d'une visite à Paris.

"Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect" de leur part, a ainsi tweeté le président américain. "Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir?", a-t-il ajouté.

Les propos du président des Etats-Unis font écho au projet dévoilé plus tôt dans la journée par l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, de suspendre les versements de Washington à l'agence de l'ONU qui fournit l'aide humanitaire aux réfugiés palestiniens (UNRWA).

"Le président a simplement dit qu'il ne veut plus donner de financements supplémentaires, ou suspendre les financements, jusqu'à ce que les Palestiniens acceptent de revenir à la table de négociation", a dit Nikki Haley à la presse.

Les Etats-Unis sont le principal contributeur de l'UNRWA, avec 370 millions de dollars versés en 2016, selon les chiffres disponibles sur le site internet de l'agence onusienne.

Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, qui condamnait la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël. Ils avaient prévenu que cette initiative ne resterait pas sans lendemain.

"Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution" financière à l'ONU, avait lancé l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley.

Donald Trump a rompu, le 6 décembre, avec la position de ses prédécesseurs et avec le consensus international en faisant son annonce controversée sur Jérusalem. La vision internationale largement répandue reste celle de Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'un Etat palestinien indépendant.

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