Ski nordique 25.02.09 09:57

Les Romands ont disparu du paysage

Sur 17 sélectionnés aux Mondiaux de Liberec figurent 16 Alémaniques et une Vaudoise, Laurence Rochat, finalement forfait: les Romands ont disparu du paysage du ski nordique suisse. Le constat vaut depuis une dizaine d'années. Manque de moyens, de tradition et difficulté à rassembler les énergies l'expliquent notamment.



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Laurence Rochat.
Bild: Keystone
(ats) Chef de Ski-Romand (Vaud, Genève, Fribourg), l'ancien fondeur de haut niveau et actuel consultant de la TSR Daniel Hediger dresse un état des lieux sans concession mais pas sans espoir: "Chez nous, il est dur de fédérer, en raison des différentes mentalités. Parents et entraîneurs de club ne voient pas assez loin. Mais on agit."


Pour y remédier justement, Ski-Romand et les associations valaisanne et jurassienne ont mis en place un cadre interrégions, avec un budget de 280'000 francs, indépendant de Swiss-Ski, pour rétribuer quatre entraîneurs professionnels. L'initiative survient toutefois tardivement en comparaison d'un canton comme les Grisons, qui investit de grands moyens depuis une douzaine d'années.


A Pontresina, Zuoz, Davos ou Savognin, les ski-clubs sont très actifs et n'hésitent pas à engager des entraîneurs de valeur, scandinaves notamment, relate Hediger. Et il y a les centres de sport-études, comme le gymnase de Ftan, où Dario Cologna a fait ses gammes sous la houlette de son mentor norvégien Odd Kare Sivertsen. Sans compter, bien sûr, le centre national d'entraînement de fond à Davos, passage quasi obligé pour réussir.


Le plus sinistré est le combiné nordique: aucune trace d'un Romand. C'est un peu mieux en saut, avec notamment la très talentueuse Malika Schüpbach (15 ans). En fond, il y a Léna Pichard.


C'est peu car dans l'ensemble, les Romands restent frileux à l'idée d'intégrer les grands centres d'entraînement de Swiss-Ski à Davos ou Brigue, à cause notamment de l'obstacle de la langue à Davos.


Euphémisme, le ski nordique n'a jamais eu la priorité par rapport à l'alpin à Swiss-Ski. Le chef de discipline des fondeurs suisses, l'omniprésent Adriano Iseppi, doit se contenter d'un job à 60 %.






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