Les richesses du bilinguisme louées (19.2.10)

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Bernhard Pulver a évoqué les défis auxquels l’école obligatoire est aujourd’hui confrontée. «Des défis subis et non choisis, a relevé le directeur de l’Instruction publique. Pour le succès de l’école, il est capital que la société soit derrière les enseignants.» Le conseiller d’Etat a aussi tenu à donner quelques chiffres démontrant que le système de formation du canton est performant: «Entre 92% et 95% des jeunes adultes possèdent un titre leur donnant accès au monde professionnel ou au niveau tertiaire. C’est le taux le plus élevé de Suisse depuis 10 ans.» Pour ses perspectives, Bernhard Pulver dit vouloir: être à l’écoute des enseignants, limiter les réformes et développer le dialogue pédagogique (développer l’école sans devoir forcément changer les lois).
Durant la discussion, une participante a regretté la tendance qui, selon elle, veut que «les parents dictent toujours plus leurs avis aux enseignants». «Les parents ont des droits et des devoirs. Il faut certainement mieux leur communiquer cette réalité», a répondu le conférencier.
S’agissant du rôle et de la place de la région dans la formation, l’orateur a noté «que l’Arc jurassien, soit l’espace BEJUNE, a compris de manière exemplaire qu’il fallait travailler ensemble. On a su dépasser la réflexion purement centrée sur le Jura bernois.» Concernant la HEP-BEJUNE, le conseiller d’Etat serait «surpris de voir les cantons se mettre d’accord sur un site unique». Et Bernhard Pulver n’imagine pas un instant une HEP sans site biennois.
Finalement, le conseiller d’Etat des Verts a évoqué la culture du bilinguisme. «Le bilinguisme est une richesse. Chaque nouvelle langue nous ouvre un nouveau monde», a lancé l’orateur, qui a notamment appris le catalan. «C’est évidemment au Jura bernois de décider de son sort. Mais je souhaiterais que le Jura bernois reste dans le canton de Berne. Et il ne s’agit pas de penser le bilinguisme en termes utilitaristes. C’est vraiment d’un atout pour le canton, même si cela se traduit parfois en expériences de l’inconfort.» Au sujet du statut particulier du Jura bernois, Bernhard Pulver estime qu’il «doit toujours être accompagné d’un plus.» /MBA
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