Bienne 08.02.10 15:08

Oasis, un soutien essentiel aux consommatrices de drogues

Depuis plus de deux ans, le projet Oasis, mis sur pied par le Réseau Contact, permet aux femmes souffrant de toxicomanie de se retrouver entre elles une fois par semaine, accompagnées de professionnelles des domaines social et de la santé ainsi que d’une gynécologue. Aujourd’hui, ce projet s’avère essentiel. 



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Réclame
Proposer aux femmes toxicomanes qui fréquentent la scène biennoise de se retrouver entre elles une fois par semaine et leur offrir l’occasion d’échanger leurs points de vue, mais aussi de bénéficier des conseils de professionnelles de la santé et d’assistantes sociales, ainsi que d’un accès à du matériel hygiénique et de prévention:tel est l’objectif du projet Oasis, qui a vu le jour en août 2007, l’élaboration du concept ayant débuté en 2002.
Tous les mercredis soirs, de 18h45 à 20h45, les femmes qui le souhaitent sont invitées à se rendre dans les locaux du Cactus, à la vieille ville. «Ce projet est très apprécié et le nombre de femmes qui y participent va grandissant. En tout, elles sont une cinquantaine à s’y rendre régulièrement, les réunions du mercredi comprenant en général une dizaine de personnes. Outre les conseils dispensés par des infirmières et assistantes sociales, les participantes peuvent évoquer leurs problèmes une fois par mois avec Béatrice Frei, gynécologue au Centre hospitalier», note Christine Meier, directrice de l’antenne biennoise de Réseau Contact. Comme le confirment les témoignages ci-dessous, les conseils de la gynécologue en matière de planning familial sont très appréciés.
A Bienne, la scène de la drogue est pour trois-quarts masculine et un quart féminine. Environ la moitié des femmes concernées consomment de la cocaïne, 30% de l’héroïne et 20% des mélanges de drogues et de médicaments. Dans ce milieu très dur, les femmes toxicomanes sont particulièrement vulnérables. «Elles sont souvent victimes d’un mécanisme de dépendance dans leurs relations avec les hommes et il arrive que certaines d’entre elles soient exploitées sexuellement», ajoute Christine Meier.

L'article dans son intégralité, ainsi que les témoignages de deux consommatrices de drogues, sont à découvrir dans notre édition de mardi.


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