Réactions 05.05.09 13:55

Un gouvernement jurassien obstiné et esseulé





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Michael Bassin

Claude Roethlisberger

«Suite à la déclaration du Gouvernement jurassien, je constate que celui-ci est obstiné, mais relativement esseulé, indique Claude Roethlisberger, coprésident UDC de l’AIJ et membre de la délégation bernoise. Nous nous trouvons peut-être à un tournant, mais pas à celui que d’aucuns espéraient. Je remarque également que le rapport de minorité a du poids, et je pense qu’il sera pris en compte dans les prochaines réflexions.» Claude Roethlisberger insiste sur le fait que ce «n’est ni aux Jurassiens ni aux Valaisans de dire aux Jurassiens bernois ce qu’ils doivent faire. Le canton de Berne, lui, ne prend pas de décision sans nous consulter.» La loi Un seul Jura ou la solution communaliste ne lui font pas peur. «Cela peut uniquement exaspérer encore davantage la population», répond-il.

Jacques Zumstein
«Ce rapport ne représente pas la fin mais le début de la réflexion, souligne Jacques Zumstein, membre PS de la délégation bernoise. Toutefois, je remarque que les positions des deux gouvernements sont bien différentes. Et à mon avis, cela va perdurer. Moi, je plaide pour un projet extracantonal et transfrontalier. Ce n’est plus possible de discuter en petites régions. Parlons en termes de projets et non de structures. L’économie, la santé, les transports doivent se penser à large échelle. Et l’avantage dans une grande région, c’est que Bienne est concernée. Car le bilinguisme n’est pas un obstacle mais une chance!» Concernant les motifs de sa démission de l’AIJ, Jacques Zumstein précise qu’elle n’a rien à voir avec le contenu du rapport. «A 65 ans, j’ai fait mon temps. Place à la relève!»

Pierre Corfu
Membre de la délégation bernoise et ancien coprésident de l’AIJ, Pierre Corfu (PSA) fonde de bons espoirs sur le rapport final. «Ce document constitue un élément de réflexion et renforce le débat. La solution à la Question jurassienne ne va pas être trouvée du jour au lendemain. L’AIJ doit maintenant s’atteler à faire comprendre ce rapport à la population. Le climat de travail a toujours été serein au sein de l’Assemblée, bien que les échanges aient été plus vifs et plus politisés à la fin.»

Jean-Marc Veya
«Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est la capacité des Jurassiens à faire des hypothèses sur leur région et d’avoir pu mener des débats sereins, estime Jean-Marc Veya, membre de la délégation jurassienne de l’AIJ. Il faut à tout prix sortir des confrontations et du non-respect. L’Assemblée interjurassienne a, en ce sens, effectué en quelque sorte un processus thérapeutique.» Le citoyen du Bémont qualifie le climat de travail de l’AIJ d’excellent mais reconnaît «que les rapports se sont tendus vers la fin». Selon lui, le rapport ne pouvait pas proposer une solution toute faite, dans la mesure où il devait être adopté par les deux délégations. /MBA


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