A La Neuveville le fief, à Schumacher le sceptre !

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| Réclame |
23 membres sur 24 du Conseil du Jura bernois nouvellement élus ont été rassemblés pour la première fois hier soir, à Diesse, dans le fief de leur doyen d'âge et maire du lieu Francis Membrez. Une séance constitutive, donc, qui a permis au plénum d'élire son premier président. Le choix s'est porté sur le radical Jean-Jacques Schumacher, ancien secrétaire général de l'AIJ et membre fondateur du Groupe Avenir. L'intéressé a battu assez nettement le socialiste imérien Francis Daetwyler qui, du coup, a renoncé à occuper la vice-présidence. Il fera néanmoins partie du Bureau en compagnie du socialiste autonome tavannois Jean-Pierre Aellen et de l'agrarien de Malleray Jean-Michel Blanchard, à qui est finalement revenue la vice-présidence. Petite précision, chacune de ces quatre personnes devrait occuper la présidence au cours de la législature, selon l'habituel tournus entre les trois grands partis et l'alliance autonomiste.
La Neuveville l'emporte
Le nouvel organe s'est-il montré sensible aux pressions des maires du district et de leur allié prévôtois Maxime Zuber? Ou a-t-il entendu le plaidoyer de Mario Annoni lors de la soirée d'enterrement du Conseil régional? Toujours est-il qu'il a décidé d'établir le siège de son secrétariat général (un poste et demi, en principe) dans les locaux de la préfecture de La Neuveville. Le chef-lieu du district l'a emporté par 14 voix contre 9 à son rival Bévilard et les locaux de la CEP.
Pour ce qui est des séances plénières, il a été décidé d'en tenir quatre à la Neuveville et d'ensuite opter pour le mode itinérant déjà en pratique à l'AIJ. Comme l'a relevé le nouveau président Jean-Jacques Schumacher, on s'efforcera notamment de rallier Tramelan et Tavannes, qui s'étaient proposés pour accueillir le plénum en permanence, mais aussi Bévilard qui s'est incliné face à La Neuveville.
Utile précision, les séances plénières ne devraient pas être publiques.
Premières décisions
Hier soir, le plénum a été rendu attentif aux menaces qui pèsent sur le site de Saint-Imier de la HES. Le Conseil du Jura bernois devra donc affirmer la volonté de la région de voir perdurer le rôle central de l'établissement concerné par rapport aux sites neuchâtelois et jurassiens.
Les membres présents ont également accepté d'apporter un appui symbolique au personnel de la Boillat, à Reconvilier.
Ultime précision, le plénum se réunira encore une fois ce mois. Il devra notamment se prononcer sur un projet de règlement et procéder à la nomination de son secrétaire général.
Propos présidentiels
Quant à Jean-Jacques Schumacher, il s'est fendu hier soir de son premier discours présidentiel. De quoi relever, notamment, que dans cette région, les avis sont divergents quant à l'orientation institutionnelle du Jura bernois: «Il y a lieu d'en prendre acte, mais cela ne doit en aucun cas représenter un obstacle inaccessible. L'Assemblée interjurassienne a montré que malgré des avis différents, il était possible de mettre en place des institutions communes dans l'intérêt des deux régions partenaires de l'institution.»
Jean-Jacques Schumacher ne doute pas qu'il en sera de même au Conseil du Jura bernois. L'homme s'est également réjoui de constater que pour la première fois, une assemblée allait réunir exclusivement des représentants élus des trois districts francophones. Il a avoué faire partie des gens qui auraient souhaité que le statut soit plus généreux quant aux droits reconnus à cette région. Il constate néanmoins que le CJB est une institution unique en Suisse: «Il sera ce que nous voudrons bien qu'il soit.»
Question de cohérence
«En nous présentant aux élections du 9 avril dernier, nous avons implicitement accepté le contour qui a été donné légalement à notre statut. A nous d'y apporter des propositions de modifications si cela apparaît nécessaire», a glissé le président.
A l'heure de conclure, il a insisté sur le fait que quand on vit dans une région périphérique, on se doit de rappeler en permanence son existence. Le Conseil du Jura bernois devra s'en souvenir. «Il lui appartient de multiplier les démarches, de revenir à la charge inlassablement, de réaliser pleinement les objectifs qui nous ont été assignés par la loi sur le statut particulier, de proposer l'élargissement de nos compétences si cela apparaît une nécessité évidente», a-t-il encore martelé. Au boulot! P.-A. Br.
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